Anne Peeters

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Anne Peeters | Gravure

Anne Peeters exploite les possibles de l’estampe par des “natures-mortes”. Ses prétextes sont souvent des poissons moins sordidement cadavériques que d’autres immobiles séchés ou empaillés. (Elle a toujours habité à proximité de poissonneries). Elle met parfois ses sujets en scène, au frigo, dans une attitude tendue par des élastiques. Mais le temps de la création s’étend, la pose prendra fin dans une insupportable odeur. En résultent des polychromies étudiées, incisives, enlevées, dynamiques, expressives – jamais inertes – une méditation d’un calme paradoxal en regard des visions de nature vive ou de dépôts culturels tramées dans l’immédiat. L’art relève du plaisir de faire, jeu d’enfant ou persévérance d’adulte dont l’enjeu demeure un secret personnel. Anne Peeters ne grève son oeuvre d’aucun discours. Son silence sert un art vivant, indifférent aux conventions de la société postmoderne. Ce fut le noir et blanc radical du lino, puis l’expérimentation progressive du sensible par la pointe-sèche, l’eau-forte, l’aquatinte, enfin le retour à la couleur, du clair au sombre en glacis et transparences, par deux ou trois impressions surimposées.

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Anne Peeters exploite les possibles de l’estampe par des “natures-mortes”. Ses
prétextes sont souvent des poissons moins sordidement cadavériques que d’autres
immobiles séchés ou empaillés. (Elle a toujours habité à proximité de poissonneries).
Elle met parfois ses sujets en scène, au frigo, dans une attitude tendue par des
élastiques. Mais le temps de la création s’étend, la pose prendra fin dans une
insupportable odeur. En résultent des polychromies étudiées, incisives, enlevées,
dynamiques, expressives – jamais inertes – une méditation d’un calme paradoxal en
regard des visions de nature vive ou de dépôts culturels tramées dans l’immédiat.
L’art relève du plaisir de faire, jeu d’enfant ou persévérance d’adulte dont l’enjeu
demeure un secret personnel. Anne Peeters ne grève son oeuvre d’aucun discours.
Son silence sert un art vivant, indifférent aux conventions de la société postmoderne.
Ce fut le noir et blanc radical du lino, puis l’expérimentation progressive du sensible
par la pointe-sèche, l’eau-forte, l’aquatinte, enfin le retour à la couleur, du clair au
sombre en glacis et transparences, par deux ou trois impressions surimposées.

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